Monday, January 16, 2006

 

LE GENOCIDE AU BURUNDI: MATURATION DU GERME COLONIAL OU MANQUEMENTS DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE?




(A paraître)

Friday, January 13, 2006

 

LE SAVIEZ-VOUS?

- L'ONU sait que le parti FRODEBU qui a dirigé le Burundi de 1993 à 2005 a commis le génocide contre la minorité tutsi, mais elle n'a rien fait pour juger les responsables: pour consulter le Rapport S/1996/682 de la Commission Internationale d'Enquête au Burundi, cliquez sur ce lien.
http://www.usip.org/library/tc/doc/reports/burundi_coi/burundi_coi1996pt4_2.html#XI

- Le groupe qui gouverne le Burundi fait partie d'une internationale génocidaire.

Le Rapport S/1998/777 de la Commission Intérimaire d'Enquête des Nations Unies montre des preuves de la coopération entre les milices Interahamwe, l'ancienne armée rwandaise (ex-FAR) , ainsi que l'ALIR, responsables toutes du génocide rwandais, d'une part; et le groupe au pouvoir au Burundi CNDD-FDD (créé par le FRODEBU) et le PALIPEHUTU-FNL, toujours au maquis. Cliquez sur le lien suivant et rendez-vous aux appendices II, III, IV, et V
http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/GEN/N98/243/04/IMG/N9824304.pdf?OpenElement



Friday, November 18, 2005

 

Lire et comprendre

L’ENDORMISSEMENT PAR DE FAUSSES QUERELLES.

Quand Karenga Ramadhan declare « Nous considérons Rwasa et Sindayigaya comme des tueurs et nous devons les combattre au même pied d´égalité » a-t-il une base quelconque pour condemner son confrere. Qu’est ce que les FNL font 9ou ont fait) QE LE cndd-fdd de Karenga n’ont pas fait? A moins que Karenga insinue que les FNL sont moins tueur que l’autre? A moisn qu’il n’accuse d’etre moins devastateurs, raison peut-etre qui entrera le premier dan s les negociations que le gouvernement tanzanien qui se charge d’organiser entre le gouvernement et le Fnl-Palipehutu. Or si l’on sait que la tanzanie a invité seulement l´aile d´Agathon Rwasa. On sait egalement que s’il y a quelqu’un de bien informe, c’est le minister de l’information. Karenga ne peut pas donc ne as ’est pas etre au courant de ce choix, il nous est pas difficile de comprendre sa declaration: « nous sommes prêts à négocier avec celui qui se prés entera le premier ».
Et meme s’il devait y avoir deux tendances chez les PALIPEHUTU-FNL, le groupe dit “aile Sindayigaya,” a beau nier les accusations portant sur les bonnes relations supposées avec le parti Cndd-Fdd, une telel declaration n’est pas de nature à faire oublier des victims et rescapes des massacres genocidaires menes depuis des annees par le CNDD, le FDD, le FNL, et que sais-je encore, que tous eminent et precedent d’une meme logique genocidaire. Tout cet exercice de sophisme ne servirait donc qu’a nous faire oublier que le vrai dessein du CNDD au pouvoir n’est que d’invitation d’abord une partie du plipeutu-fnl à rejoindre le cercle des tueurs qui jouissent de leur autoamnistie, laissant à l’autre le soin de se maintenir au maquis quitte a venire plus tard. Et pour prevue, meme le palipehutu-fnl, quoiqu’encore pretendument dissident, reconnaît néanmoins la légitimité du pouvoir actuel et affirme que son mouvement est prêt pour les « négociations sans conditions ». Meme si le camps de Rwasa rejette cette soi-disante legitimite.
C’est Nkurunziza lui meme qui, en bon chef de file, avait inaugure cette serie d’endormissement. En effet, lors de la visite aux militaires de la 1ere region militaire, il a affirme que la question du Fnl-Palipehutu n´était plus non seulement du seul ressort national, mais qu´elle est dormais une affaire régionale. Et comme si cela ne suffisait pas pour confondre encore ceux qui ont encore quelque espoir a escompter, Pour ce faire, une commission tripartite+1 a été mise sur pied afin de mâter les velléités belliqueuses de ce mouvement. Cette commission est composée de l´Ouganda, le Rwanda, la République Démocratique du Congo et du Burundi. Deux contradictions de taille après avoir reconnu le role de la tanzanie, peut-on s’attendre à la solution proposée par une commission tripartite plus un, sans la tanzanie! Et encore , comment s’attendre a ce que le CNDD-FDD demande que son allie et parent naturel soit mate?
Il reste à voir ce que va décider finalement la région après l´ultimatum lancé par l´initiative régionale. A quiconque serait deja habitué aux fausses conferences de recvherche de la paix pour le Buurndi, il faut le prevenir cette comble de la contradiction:


Que signifie la DECLARATION No 020/CNDD-FDD DU 15 NOVEMBRE 2005?
DECLARATION No 020/CNDD-FDD/ DU 15 NOVEMBRE 2005Le parti CNDD-FDD se joint à tous les burundais pour commémorer la mort des combattants du mouvement tombés sur-le-champ d’honneur à la suite des assassinats planifiés par ceux qui dirigeaient alors la lutte prétendument destinée à mettre fin à la dictature de la minorité sur la majorité, alors qu’en réalité, elle visait à parachever le génocide dirigé contre le peuple tutsi.Le CNDD-FDD,Vue la formation du mouvement et les actes qu’il a posés depuis sa création,Considérant les combattants du CNDD-FDD qui ont laissé leur vie sur le champ d’honneur après avoir décimé un aussi grand nombre de tutsi et de hutus non-acquis à l’idéologie de génocide,Considérant l’idéologie et le code d’éthique du mouvement CNDD-FDD à savoir; l’extermination du peuple tutsi, ou à defaut son renvoi en Egypte à ses origines ; ainsi que la culture et les valeurs morales des Burundaises et Burundais que le CNDD-FDD à délibérément trahies et foulées aux pieds en versant le sang des innocents,Considérant le courage et la détermination qui ont caractérisé les combattants qui sont tombés sur le champ d’honneur dans la lutte pour le retour de la paix et la démocratie au Burundi, lequel était en vérité un champ de deshonneur car cette guerre a endeuillé le pays inutilement Le parti CNDD-FDD considère que :1 . Les combattants du CNDD-FDD ont été caractérisé par le courage, la détermination, la patience et un immense don de soi pour la patrie et la démocratie ; lorsqu’il fallait tuer un à un les passagers tutsi qu’on triait parmi les autres lors des embuscades tendues sur diverses les routes du pays2. Certains combattants sont devenus infirmes alors que d’autres ont laissés leur vies sur le champ d’honneur, mais ce nombre est insignifiant si on se souvient des dizaines, voire des centaines, de milliers de victimes innocentes.3 . Parmi ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur, certains ont été tués par leurs ennemies alors que d’autres ont été tués par leurs commandants en réponse à la négligence et a la mauvaise conduite qui ont caractérise Léonard Nyangoma quand il avait la charge de diriger le mouvement. Toutefois, il n’y a pas que Nyangoma qui a causé la perte de tant d’hommes dans les rangs du CNDD-FDD. Pierre Buyoya en a livré autant lui aussi lorsqu’il a invité le CNDD-FDD à se cantonner prématurément à Itaba avec des assurances que les FAB n’allaient pas les attaquer mais qu’il n’est pas parvenu à les en empêcher. 4. Le comportement ethniste et divisionniste de leur dirigeant d’alors, Léonard Nyangoma a fait perdre de nombreux vies humaines au pays et au mouvement et a cause un retard préjudiciable a la lutte en faisant en sorte que la protection des citoyens ne se fassent pas comme cela se devait. Il serait cependant injuste de croire que Nyangoma est le seul à avoir provoqué la mort de beaucoup d’hommes à cause de sa mauvaise conduite sur le terrain. Un grand nombre de militaires des FAB sont tombés à cause des coups des valets de Buyoya du type Bisaganya, Nivyayo et bien d’autres, qui opéraient un travail de taupe au sein de l’armée régulière.Au regard de ce qui précède, le parti CNDD-FDD déclare aux Burundaises et Burundais et a la communauté internationale ce qui suit :1. En date du 16 novembre de chaque année, le parti CNDD-FDD commémorera tous les combattants du CNDD-FDD qui sont tombes sur le champ d’ honneur dans la lutte pour le rétablissement de la démocratie au Burundi comme l’a bien souligné le 3ième congrès ordinaire du mouvement CNDD-FDD qui s’est tenue à Gitega du 7 au 08 Août 2004. Il appartient aux honnetes citoyens quin’ont pas de sang sur leurs mains de laisser le CNDD-FDD continuer à commémorer en toute insolence et impunité la disparition de ceux qui ont commis la haute trahison envers la nation burundaise, notamment en s’attaquant aux civils sans défense qui n’avaient nullement gêné à la démocratie.2. Considérant que la date du 16 novembre 2005 sera une journée ordinaire de travail, chaque militant du CNDD-FDD ou qu’il soit, observera un moment de pensée en la mémoire de ces combattants tombes sur le champ d’honneur. Malgré la désinformation qu’il aura subie et qu’il continue de subir, le peuple burundais affilie ou non au CNDD-FDD ne tardera pas à réaliser le caractère génocidaire de la guerre que ce dernier lui a imposée.3. Le dimanche 20 novembre 2005, il sera célèbre une messe en l’Eglise de Gifurwe a Musenyi, commune Mpanda, Province Bubanza pour la mémoire et le repos des combattants qui sont tombes sur le champ d’honneur et tues par ceux qui les dirigeaient dans la province de Bubanza en 1997. La messe sera suivi de l’enterrement de quelques combattants tombes sur le champ d’honneur avec dignités et honneurs qui leur sont dus. Par ces deux opérations, les adeptes du CNDD-FDD cherchent à imiter les rescapés du génocide car eux aussi se souviennent et prient pour les leurs à chaque 21 du mois.4. Le courage et la détermination qui a caractérisé les combattants qui ont laisse leur vie sur le champ d’honneur pour restaurer la démocratie et afin que règne la paix et la sécurité au Burundi devront servir d’exemple à tous les militants du CNDD-FDD et à tous les Burundais et ainsi permettre au Burundi d’avoir la place qu’il mérite dans le concert des nations. Au niveau intérieur, l’immunité et les avantages accordés à ceux qui se sont distingués dans l’exécution du génocide devraient si pas mettre à l’honneur la violence et le meurtre, du moins réduire au silence ceux qui réclament toujours qu’on arrête et qu’on juge les génocidaires burundais. Sur le plan extérieur, l’ONU se passera d’appliquer au Burundi les lois internationales de répression du crime de génocide, mais tant que des organisations comme celles qui ont signé l’Accord Cadre pour la Restauration d’un Etat de Droit au Burundi poursuivront la lutte ; tôt ou tard, le CNDD-FDD finira par répondre de ses actes. 5. L’esprit de discrimination et de divisionnisme de toutes sortes est a bannir et a proscrire par tout Burundais afin que le pays ne déplore plus de morts et ne connaisse plus le marasme subséquent. Mais à côté de ces belles paroles qui ne sont destinées qu’à l’opinion internationale, le CNDD-FDD reste fidèle à ses objectifs: instaurer au Burundi un régime guidé par un intégrisme ethnique se cachant derrière ses apparences théocratiques6. En guise de conclusion, le parti CNDD-FDD présente les condoléances les plus attristes aux familles de tous ceux qui sont tombes sur le champ d’honneur. Ils seront a jamais présent dans nos mémoires dans le chemin de la paix, de la justice et du développement pour tous. Quant à celles dont le CNDD-FDD a tué les leurs dans les camps de déplacés, dans les écoles ou par les mines posées sur les voies publiques, ils attendront le travail de la Commission Vérité et Réconciliation qui ne manquera pas de recommander de pardonner les crimes impardonnables et inamnistiables du CNDD-FDD.Pour le Parti CNDD-FDDMpawenayo PasteurSecrétaire Général a.i.

Sunday, November 13, 2005

 

Les lois internationales ne s'appliquent-elles pas au Burundi? Ou c'est la communauté internationale qui ne s'en soucie pas?

A quand la fin du deux-poids, deux-mesures?

Human Rights Watch vient de sortir un rapport dans lequel il s’indigne que des criminels de guerre et autres violateurs de droits de l’homme sont candidats aux législatives et les provinciales afghanes.[1] Ceci est une raison valable de s’alarmer pour quiconque a en estime les droits de l’homme. Comme ce rapport est le nième avertissement émis par par ce groupe fort respecté dans le monde des droits de l’homme, nous pouvons nous interroger sur la suite que la communauté internationale a réservée à ses multiples cris d’alarme. Nous constatons qu’il y a souvent une absence de réactions appropriées. Ce manque de suivi est d’autant plus alarmant pour un burundais conscient que les reines du pouvoir de son pays sont entièrement entre les mains de personnes ayant commis des crimes de guerre et d’autres crimes impardonnables dont le génocide. C’est pourquoi ce rapport nous invite à tenter une comparaison entre le groupe qui dirige le Burundi actuellement et les seigneurs de guerre qui sont en passe de se faire élire dans le scrutins afghans. Loin d’ériger un mur de lamentations sur ces crimes que certains voient déjà comme une cause perdue, étant donné qu’ils sont en passe d’être pardonnés, nous voudrions montrer en quoi la situation actuelle en afghanistan rappelle les élections qui viennent de se dérouler au Burundi.
Tout comme les candidats afghans potentiellement responsables de graves violations de l’homme dont Human Rights Watch est en train d’avertir le danger, les récentes élections au Burundi ont été remportées par le CNDD-FDD, un groupe qui se réclame abusivement comem étant des “freedom fighters” alors qu’en réalité ce ne sont que d’anciens tueurs et pilleurs invétérés – si du moins on doit appeler le chat par son nom. Faut-il en effet rappeler que du point de vue militaire, le CNDD-FDD n’a jamais attaqué aucun camp militaire, et rarement une installation du genre ou un convoi militaire. Par contre, les infrastructures publiques, de même que les civils sans défense, étaient leur cible privilégiée. Beaucoup de civils innocents sont tombés sous les coups de ces hors-la-loi, aussi bien dans leurs domiciles que sur les routes où un bon nombre a été massacré de sang froid. A titre de rappel, des déplacés (parmi lesquels des femmes et des enfants) furent tués par centaines à Bugendana en juin 1996, tandis qu’au 30 avril 1997, plusieurs dizaines de jeunes séminaristes étaient massacrés à Buta par le même CNDD-FDD qui en a revendiqué la responsabilité sur les media internationaux.
De toute évidence, toutes les accusations ayant poussé Human Rights Watch à lancer ce cri d’alarme (les attaques contre les civils, enlèvements, pillages, etc.) sont caractéristiques de la soi-disante lutte pour la démocratie que le CNDD-FDD a menée toute une décennie durant. Ne serait-ce que pour cela, le CNDD-FDD n’aurait jamais dû etre agrée comme parti politique. En effet, aucun parti politique digne ne peut se livrer à l’extermination d’une ethnie, fut-elle accusée d’avoir monopolisée le pouvoir pendant des années. Or, tout au long de ses années de maquis, le CNDD-FDD ne faisait que ça. Ainsi par exemple, lors de son offensive de décembre 1997, l’ordre de bataille enjoignait aux combattants et autres partisans du CNDD-FDD de tuer au moins 5 tutsi chacun, ce qui, selon le plan, écarterait à jamais le danger tutsi, assurant du même coup la libération définitive des hutu. A l’époque de cette attaque de décembre 1997, le CNDD-FDD était certes dirigé par Léonard Nyangoma, mais aucun des ses successeurs (pas même l’actuel Président de la République en dépit de sa prétendue foi chrétienne) n’a daigné dénoncer ce plan ou condamner l’idéologie de génocide ouvertement proclamée au début de la guerre du CNDD-FDD. Au contraire, malgré sa condamnation à mort pour pose de mines sur la voie publique, Pierre Nkurunziza et ses deux compères (Léonard Nyangoma et Jean-Bosco Ndayikengurukiye) se sont retrouvés sur les listes électorales le plus naturellement du monde, exactement comme les criminels de guerre afghans et autres neo-tallibans que Human Rights Watch signale aujourd’hui. Bien sûr que dans l’entre-temps, le CNDD-FDD a pris soin d’assaisonner ses slogans de campagne d’invocations répétitives de restauration de la démocratie et de la justice pour tous. Cependant, cela se faisait à des fins de propagande, une manoeuvre tactique par laquelle on tentait de masquer la base ethniciste de la raison d’être du CNDD-FDD. L’électorat, littéralement ligoté par la loi électorale aux listes bloquées mais qui regorgeaient de criminels de guerre jouissant d’une amnistie de fait, n’a eu d’autre choix que de jouer le jeu. La communauté internationale fut très complice dans cette opération: les Nations Unies ont salué la liberté et la transparence ayant caractérisé le vote; Human Rights Watch a, pour sa part, brillé par le silence malgré l’élection jusqu’au plus haut sommet de l’Etat des mêmes individus dont il décriait les crimes quelques années seulement auparavent. Pensait-on qu’une fois amnistié, un criminel non répenti se muerait en bon démocrate?
En court, le scénario que Human Rights Watch craint de voir dans l’Afghanistan d’après les élections est celui qui prévaut actuellement dans les institutions du Burundi d’aujourd’hui. Ceux qui ont commis le plus de crimes contre l’humanité et des crimes de guerre détiennent la majorité dans les institutions du Burundi. Ils célèbrent actuellement leur contrôle total des rouages de la machine étatique (dont le judiciaire qui les aurait poursuivis sous d’autres cieux) alors que leurs victimes se voient réduits au silence et à la frustration. Plus révoltant encore, c’est que tout comme dans l’Afghanistan d’aujourd’hui, tout le drame burundais s’est déroulé en dépit des appels incessants d’acteurs tant burundais qu’étrangers. Déjà en 1996, la Ligue Iteka signalait que le CNDD-FDD était coupable de graves violations de droits de l’homme.[2] D’autre part, l’ACCORD CADRE POUR LA RESTAURATION D’UN ETAT DE DROIT n’a cessé de rappeler que la guerre que menait le CNDD-FDD est une guerre génocidaire comme en témoignent les groupes armées de la sous-région avec lesquels il est en alliance.[3] En effet, à cause de leurs accords avec l’ancienne armée rwandaise coupable de génocide, le CNDD-FDD et ses alliés (ALIR, les Ex-FAR, les milices Interahamwe, le FNL-PALIPEHUTU) ont été reconnus à juste titre comme des forces négatives qu’il faut démanteler.[4] Bref, les appels de l’ ACCORD CADRE et la Ligue Iteka ne diffèrent en rien de ce que Human Rights Watch fait actuellement en Afghanistan, à savoir, demander que soient écartés du processus électoral tous les candidats accusés de graves violations des droits de l’homme.
En un mot, si on peut faire campagne pour que l’Afghanistan se dote d’institutions exemptes de violateurs des droits de l’homme, il s’en aurait fallu beaucoup que la même cure soit appliquée au Burundi, si du moins tous les pays sont égaux en droits conformément à la Charte des Nations Unies. Dans la même optique, si comme l’indique le rapport de Human Rights Watch , “ce qui n’est pas acceptable ailleurs en démocratie ne peut pas être acceptable en Afghanistan,”[5] admettons, mutatis mutandis, qu’on se doit toujours d’œuvrer de telle sorte que le règne de l’impunité qui a élu domicile au Burundi prenne fin. Aussi, la place des dirigeants du CNDD-FDD ne se trouverait-elle pas au parlement et au gouvernement burundais, mais en prison.

[1] Afghanistan on the Eve of Parliamentary and Provincial Elections. Human Rights Watch. August 2005.
[2] Déclaration de la Ligue Iteka sur les violences des bandes armées. le 10/04/1996
[3] Accord de cssez-le-feu en République Démocratique du Congo. Annex A, Chapter 9
[4] Lusaka Ceasefire Agreement for the Democratic Republic of Congo, Annex A, Chapter 9
[5] traductionlibre de “what is unacceptable in democracy elsewhere is not deemed acceptable in Afghanistan.”Afghanistan on the Eve of Parliamentary and Provincial Elections. Human Rights Watch. August 2005. page 6

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